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Pays du monde

Goa, une "principauté" étonnante !

Dernière mise à jour : 27 janv. 2023


INDE

Goa



Ayant changé nos plans au dernier moment pour fuir le froid des contreforts du Toit du Monde, nous rejoignons Goa en avion où nous attendent la douceur, le soleil et la mer d'Arabie, ses plages immenses de sable blond et les forêts de cocotiers.


En débarquant à l'aéroport international, nous découvrons une fresque immense peinte sur les murs des couloirs menant vers la sortie.

Elle relate l'arrivée des portugais en 1510 à l'emplacement du vieux Goa, alors port de pêche commercial des plus actifs au monde, caché dans l'estuaire du fleuve. C'est aussi de là que partaient les musulmans pour le Hajj. Les "portos", après avoir massacré ses derniers pour assoir leur autorité, y resteront jusqu'en 1961, poussé vers la sortie en deux jours seulement par une armée indienne en mode décolonisation soft mais ferme.

Intéressant !

Libération de Goa Décembre 1961

De suite nous sentons que cet état est un monde à part. Côte réputée ultra touristique, rien ne permet cependant l'indépendance du visiteur. Il nous est impossible de réserver notre transport inter-cités, les taxis affichent des tarifs exorbitants dans l'enceinte de l'aéroport et on sent de suite la porte ouverte aux arnaques, choses que nous n'avons que très rarement vécu depuis notre débarquement en Inde.


C'est donc Bryan, le chauffeur de notre hôtel, qui finalement passe nous chercher. Notre arrivée est digne d'une féérie des milles et une nuit. L'établissement est encore illuminé des décorations de Noël, fête religieuse largement honorée dans cet état en grande majorité catholique.

Palmeiras Dourado est une Guest house de standing à tarifs plutôt raisonnable. Après tout, nous le méritons bien après une semaine à se geler les orteils en pleine montagne dans un cottage dont la porte laissait passer le jour et le froid. Situé à 20 mn en voiture du Sud de Vasco da Gama et 5 mn à pied de la plage, l'hôtel est au beau milieu de la verdure où règne un calme absolu.

Cependant, nous avons toujours le même souci : aucun transport, même collectif, n'est proposé pour nous déplacer alentours...et là ça coince pour les migrateurs que nous sommes !

Nous devenons alors dépendant de Bryan sauf à valoir que nous acceptions de nous balader à vélo ou en scooter. Or, se déplacer en deux roues est plutôt limité et très risqué !


C'est donc à pied que nous nous déplaçons le plus souvent, tantôt vers le village où nous faisons notre ravitaillement en cigarettes, biscuits, café, etc... et où nous avons rapidement nos habitudes chez les commerçants, tantôt vers la plage où nous passons la plupart de nos matinées à batifoler dans une eau à 25/26°C et à peaufiner notre bronzage.

Nous sommes surpris ! Malgré un nombre incalculable d'hôtels et de résidences touristiques jalonnant cette côte, il n'y a que très peu de faces blanches sur cet estran gigantesque d'une propreté impeccable.Tout au plus en avons nous croisé une dizaine en 7 jours.

En revanche, nous abordons bien volontiers les pêcheurs de retour de la marée qui s'affairent au ramendage et au séchage des filets ou papotons avec les femmes"cantoches" nettoyant la plage au petit matin.

Nous profitons par la même de magnifiques couchers de soleils et de bains de mer du soir.

Bref, ce séjour est placé sous le signe du repos total et du farniente.


Nos marches à travers la forêt nous font découvrir de petits hameaux cachés aux maisons multicolores et des églises à la pelle. Les femmes vendent le poissons du jour au bord de la route quand d'autres exposent leurs fruits exotiques et légumes en un savant patchwork mettant les couleurs en valeur. Une véritable carte postale !


Tout est doux ici et les coups de klaxon se font rares, comme chez Ram, là-haut dans sa montagne de Rishikesh.

Alors pourquoi autant de tintamarre dans les villes du Nord ?

Il se dit que les indiens auraient inventé le bruit pour rendre fous et faire fuir les anglais après la deuxième guerre mondiale. Ils sont partis en 1947, effectivement, tout comme les hollandais avant eux, les danois, les français et finalement les portos en 61 (derniers colons).

Restent donc les coups de klaxons, comme génétiquement imprimés, dont certains sont symphoniques, mélodies disgracieuses utilisés à tout bout de champ, juste pour le plaisir de jouer avec les notes.


Nous effectuons tout de même quelques excursions incontournables en compagnie de notre chauffeur.

De Vasco da Gama (entre autre célèbre explorateur et découvreur de Goa), plus grande ville de l'état, il n'y a rien d'attrayant si ce ne sont les beaux paysages côtiers.


Seule la capitale Panaji et ses Fontainhas du quartier latin, bijou du patrimoine de Goa, nous enchantent véritablement ce jour-là. Sensibles aux couleurs, nous nous émerveillons à chaque détour de ce quartier pittoresque où la vie semble s'être figée au 16ème siècle. Ses maisons anciennes aux balcons finement travaillés, ses toits rouges et la circulation tranquille dans les ruelles nous font oublier qu'on est en Inde.


Notre excursion se poursuit par le Vieux Goa, surnommé alors la Lisbonne de l'Orient par les portugais. Nous nous attendons à découvrir des trésors d'architecture comme ceux du quartier latin. Et là, stupeur ! L'entrée du village qui s'étire le long du fleuve est certes plaisante, mais bien vite nous arrivons à une concentration extravagante d'édifices religieux cathos de la taille de basiliques et de cathédrales, toutes classées au patrimoine mondial. Nous en dénombrons une petite dizaine sur moins d'un km2. Même le palais du Maharaja a été transformé en église.

Mais ce qui nous intéresse le plus c'est cette porte monumentale, la Viceroy's Arch, édifiée par les lusitaniens et marquant leur entrée dans la ville au 16ème.


Nous ne restons que quelques dizaines de minutes dans ce fouillis de bondieuseries noyé dans les bananiers et les cocotiers, un peu mal à l'aise, athées que nous sommes.



Levés aux aurores pour arriver les premiers aux cascades de Dudhsagar, c'est dans un brouillard à couper au couteau que Bryan nous conduit au pas vers le parc national de Mollem, situé à la limite Est de Goa.


Après un breakfast sur le pousse dans une gargote du bled, une caresse à mon pote le taureau et une photo avec ma nouvelle copine, le brouillard enfin dissipé, on nous charge dans un gros 4X4 qui nous dépose après 45 mn de piste au pied d'un chemin de rando en pleine forêt.

En sortant du véhicule, on nous file des gilets de sauvetage. En effet, la cascade est baignable mais fraiche et profonde. Nous entamons alors notre approche au fil de l'eau et sommes accueillis par une armée de singes rigolos, curieux de ce que nous planquons dans nos poches.

La découverte du site est époustouflante. La chute d'eau de 310 m (la tour Eiffel) se fait sur 4 niveaux et est enjambée par une voie ferrée. Nous sommes quasiment les premiers arrivés et Lionel se jette directement dans l'onde noire sous l'oeil goguenard de nos cousins à fourrure.

Pendant ce temps, je sors mes petits sachets de flocons de riz soufflé dont je commence à offrir des poignées aux singes et en jette aussi aux carpes qui colonisent le plan d'eau.

Toute à mon affaire, une petite femelle a trouvé l'astuce pour ouvrir ma poche de pantalon et me pique mon sachet, la vilaine ! Je ris aux éclats car les animaux ne font preuve d'aucune agressivité, bien au contraire.

Lionel reste une bonne demie heure à la baille, seul, avant de sortir fissa. Les touristes indiens et russes débarquent à flot, comme si un bateau de croisière venait de s'échouer. Le lac soudain se colore d'orange des gilets de sauvetage. Des dizaines de baigneurs plongent dans l'eau froide pendant que d'autres tentent de trouver un petit coin sur la berge pour se déshabiller.

Allez, vite on remballe !


Arrivés les premiers, partis aussi les premiers, nous croisons le long de la piste des centaines de 4X4 à l'arrêt attendant l'autorisation de pénétrer dans le parc pour la visite. C'est hallucinant ! De fait nous mesurons le privilège dont nous venons de bénéficier à avoir été les premiers de la journée.





Découvrez toutes nos photos de notre séjour à Goa en cliquant sur la carte interactive :



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Notre séjour tire à sa fin et nous allons de surprises en surprises. Non seulement nous avons vécu sous contrainte dans nos déplacements sur Goa, mais notre nouvelle destination située à 687 km seulement n'est desservie par aucun bus et seul un train par semaine serait susceptible de nous y amener...en 13 h et sans couchettes. La tuile !

Ne reste plus qu'à prendre un nouveau vol intérieur que nous trouvons en low-cost sur une super compagnie et à bord d'un Airbus flambant neuf... à moitié vide !

L'aventure continue dans cet immense pays des merveilles. Merci de nous suivre les z'amis.

On pense à vous. Biz


VIDÉO GOA


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