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Pays du monde

Good Morning Vietnam !

Dernière mise à jour : 26 déc. 2023


VIETNAM



Vietnam

Étrange Karma !

Nous débarquons le 7 septembre à Hanoï, ravis que nous sommes de découvrir ce merveilleux pays et sa capitale grouillante.


Nos premiers jours sont consacrés à la découverte de notre quartier du vieux Hanoï où nous avons élu domicile au dernier étage d'un petit hôtel tout en hauteur et très confortable, au pied de la cathédrale St Joseph.

Tout nous enchante ! La Train-Street où nous passons un bon moment à attendre le passage du train en sirotant une citronnade sur l'exigüe terrasse d'un troquet rococo, les vieilles maisons coloniales aux couleurs délavées, les rues ombragées où nous traînons en regardant le flux incessant de mobylettes et de tuk-tuks, les street-foods où les nems rivalisent avec les soupes et le poulet sauce aigre-douce servis sur les trottoirs à n'importe quelle heure du jour. Nous avons aussi essayé le serpent, plat traditionnel proposé dans de bons restaurants de la ville. Bon, on ne peut pas dire que ce soit l'extase en bouche. Ç'a le goût de l'anguille et la texture du poulet. Mais après la chauve-souri de Madagascar, les brochettes de sauterelles de Chine et l'iguane du Sahara, on ne pouvait décemment faire l'impasse.


Je me régale à photographier les petits vendeurs des quatre saisons à vélo, les marchands de poules vivantes et les fleuristes aux lourds paniers multicolores. J'immortalise des personnages atypiques aux petits chapeaux pointus qui nous sourient en pleine rue. Que c'est plaisant !

La ville regorge de beaux endroits, de lacs et de pagodes. Nous ne savons où poser les yeux, tant il y a de beautés à filmer.


Il fait une chaleur étouffante ! Les pluies orageuses sont quotidiennes et l'humidité est proche de 100%. J'ai l'impression de me noyer dans mes poumons ! Après nos 4 mois passés entre la Mongolie et la Chine au climat ultra sec, nous avons du mal à nous acclimater. De fait, notre attention se relâche...et, immanquablement, les premiers pépins arrivent.

Ça commence dès le surlendemain de notre arrivée par le vol de mon porte-feuille et de nos cartes bancaires... de mes lunettes de vue aussi. Le pickpocket nous a vu venir le gredin !!!

De suite, une jeune femme se propose de nous mener à la police faire un dépôt de plainte. Elle sera notre interprète.


Ce vol a le mérite de révéler une chose dont personne ne mesure l'importance. L'assurance "vol de moyens de paiements" que chacun contracte avec sa carte bancaire ne fonctionne, tenez vous bien....que si on vous pique vos papiers avec. Juridiquement, la banque n'assure, de fait, que vos passeports (et votre maroquinerie), en aucun cas votre carte. Tenez-vous le pour dit et vérifiez bien avant de vous envoler pour l'étranger (même en France).

Autre chose : faites désactiver le paiement par contact. Ma carte a servi dans la demi-heure qui a suivi le vol, à régler un ticket du bus.

Je finis par obtenir l'envoi en urgence d'une nouvelle Visa par DHL que je reçois en 48H chrono mais j'ai la mauvaise surprise de voir que ma banque me l'a facturée 110 euros. Même ça n'est pas pris en compte par l'assurance Visa (ou Master).

CQFD: "les banquiers sont tous des escrocs ;-) "


Et puis, ce même jour, Lionel reçoit une alerte info sur son téléphone. Notre Maroc vient de subir le plus gros tremblement de terre qu'il ait jamais connu, chez nous, à Marrakech !

Déjà un peu sous tension avec nos histoires de larcin, nous restons paralysés par l'annonce. Tout nous ramène là-bas et les images de nos vies passées s'entrechoquent.

Quelle journée douloureuse !



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De mes recherches sur la baie d'Ha Long, tous les commentaires s'entendent à décrire le site comme infréquentable tant il y a de trafic de bateaux de tourisme saturant la navigation et polluant la vue. En bref : l'enfer sur l'eau !


Je m'emploie alors à chercher un autre spot par lequel nous pourrions au moins approcher les pics karstiques sans "tourisme de masse canalisé"à nous pourrir la carte postale.

Je tombe sur le post d'une étrangère sur un site vietnamien auquel je suis abonnée et qui recommande fortement l'île de Cát Bà.

Ci-fait ! Je saute sur mon application de réservation et retiens un charmant petit logement en pleine pampa affichant un tarif défiant toute concurrence (avec piscine, je vous prie) !!

Nous nous y rendons en taxi, puis prenons le bac pour une traversée de 20 minutes enchanteresques. L'île se révèle majestueuse, verdoyante, sauvage. Nous sommes à mille lieues des buildings de Ha Long et de ses plages bondées. Le soleil joue à cache cache avec d'énormes nuages noirs annonciateurs de fortes pluies en cette fin de matinée, rendant le cailloux presque mystérieux.





Nous découvrons notre cabane en bois posée au bord du bassin. Entre les bougainvilliers et les haies d'hibiscus, nous devinons la mer au loin. L'hôtel est vide ! Nous avons encore privatisé les lieux !

Bien vite nous louons deux scooters pour nos déplacements. Pour moi, c'est une grande première car, même ado, la mob m'était interdite ! C'est donc à 55 balais bien tassés que je fais mes premières armes sur ce terrible engin...une deuxième jeunesse, mes potos !


Nous partons à la conquête de l'île que nous visitons de long en large, entre forêt luxuriante et plages de rêve. Nous nous gavons de fruits de mer et de poisson dans de jolies gargotes avec vue sur mer et faisons de magnifiques rencontres.

La plus belle de toutes est celle de Diane et sa petite famille.

Ce jeune couple de suisses s'offrent un grand voyage de 4 mois en sacs à dos avec leurs deux petites filles.

Cette rencontre, bien que furtive, est pleine d'émotions et d'échanges de valeurs profondes.

Nous vivons définitivement dans le même monde, à des années lumières de celui qui semblent vous être imposé et que Lionel et moi avons fui. Ce duo est plein de courage et force notre admiration car, eux, se doivent d'y rester encore un peu afin d'élever leurs enfants. Mais on les sent las des critiques incessantantes proférées à leur encontre par des "Je sais tout" intolérants et inquisiteurs et pour qui le "hors normes"est insupportable...

bref, la société actuelle quoi ! Tous deux issus du milieu médical et scientifique, ils sont parfaitement lucides sur ce qui arrive en occident. Face au danger, ils ont décidé de se poser en "gardiens de l'humanité" et de protéger leurs petites de ce monde devenu complètement fou. Vous comprenez, j'en suis certaine !

Diane et Sébastien nous ont, en quelques heures seulement, rendu notre dignité et conforté dans nos choix de nomades conscients. Nous ne pourrons jamais oublier cette famille formidable qui a croisé notre route et nous a insufflé une immense bouffée d'oxygène.


Le grand jour arrive ! Nous partons pour la journée en croisière sur la baie, à bord d'un joli petit navire en bois et en compagnie d'une douzaine de jeunes étrangers.

Il fait un temps magnifique, la brise de mer est rafraichissante et le cap'tain bien sympathique !

C'est au fil de la matinée que nous commençons à nous interroger.

"Je ne suis pas folle, j'ai bien lu partout que le site était littéralement envahi d'embarcations !"

Eh bien pas du tout...Nous en avons, certes, croisé quelques unes en sortant de la baie de Lan Ha puis, en remontant vers le Nord en direction de Ha Long, plus rien.

La sensation est très étrange...

De fait, nous découvrons cette merveille aquatique en privilégiés, savourons cette balade au fil de l'eau en toute quiétude, faisons quelques arrêts à la"Fish Farm"ou pour nager et snorkeler dans l'onde émeraude et calme. Le décor nous rappelle beaucoup celui de Guilin en Chine. Et puis, il y a la visite des grottes en canoë où j'ai bien failli me briser le dos et le poignet en montant à bord. Notre guide, pressé par le propriétaire de l'embarcadère, a lâché prise, me faisant basculer au moment de m'assoir dans le canoë.

J'en suis ressortie couverte de contusions.


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Nous quittons Cát Bà au petit matin à bord d'un taxi ultra confortable que nous avions négocié à l'arrache une fin d'après-midi sur le port.

Nous prenons ce jour la direction de Cao Bang, au Nord du pays, à quelques encablures de la frontière chinoise. Nos huit heures de route sont agréables. Nous traversons de magnifiques paysages, de petits villages typiques, des rizières et bientôt abordons la montagne.

A mi-chemin, nous nous arrêtons pour déjeuner et, à la tête que mon chéri affiche, je sens que quelque chose est en train de se tramer.

"J'ai de la fière, je dois voir un médecin tout de suite !".

Il est catégorique, c'est le retour du palu.

C'est sa première crise depuis le Sénégal. En ayant moi-même fait une à Calcutta, je ne suis pas très inquiète. "Il va suer toute la nuit et sera remis sur pied en 72h ."


Notre chauffeur nous emmène au dispensaire du bled afin d'obtenir des antalgiques et un traitement pour juguler au plus vite cette crise.

Nous débarquons dans le bureau du toubib. Le bonhomme nous reçoit tout sourire, blouse ouverte , la clope au bec et un verre de whisky sur la table. Du grand Mendès !

Il se met à nous parler en vietnamien comme si nous comprenions. Je sors alors mon traducteur et lui donne les antécédents de Lionel depuis l'Afrique. Il se lève d'un bond et se met à hurler "Chénégal"en riant à pleines dents (toutes pourries). Pourtant complètement séché par la fièvre, Lionel ne peut s'empêcher de rire de la situation. Le médecin lui prend alors la température: presque 40 et ça monte toujours. Le type est hilare. Il voit bien que nous connaissons la maladie et sa résultante. On lui demande alors de l'aspirine et un traitement. Puis il décide de lui prendre la tension. Pas d'bol, y'a plus de piles dans l'appareil.

Bref, nous repartons avec ce que nous sommes venus chercher, des images cocasses plein la tête en prime.


Heureusement, nous sommes à Cao Bang pour 4 nuits. Malgré le traitement de cheval que le médecin lui a donné, Lionel ne sent aucune amélioration, la fièvre oscille durant 3 jours sans jamais vraiment descendre totalement. Il dort énormément. Cependant, entre deux poussées nous arrivons à sortir aux cascades de Ban Gioc et à "l'oeil de Dieu". Mais je vois bien qu'il prend beaucoup sur lui et souffre d'épuisement. Le toubib lui aurait-il donné autre chose que de la quinine ? Impossible à savoir, tout est écrit en viet sur la tablette de médocs.





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Nous reprenons la direction de Hanoï où nous faisons une halte d'une nuit à notre petit hôtel de la cathédrale, puis repartons le lendemain pour Sapa et ses fameuses rizières en terrasses. Notre arrivée se fait sous un soleil éclatant et nous découvrons cette vallée impressionnante aux couleurs inénarrables. Vidé, Lionel se cale dans le fond de son lit pendant que je pars à la recherche d'une pharmacie dans cette charmante petite ville de montagne aux faux airs de Bagnère de Bigorre. Je prends tout de même le temps de m'attarder devant des scènes de la vie quotidienne et d'apprécier la quiétude du centre et de sa placette flanquée de jolis bâtiments anciens et d'hôtels en bois.


A mon retour, l'état de santé de mon homme semble s'être dégradé. Il cherche ses mots, s'embrouille et la fièvre à fortement remonté. Cependant, il ne veut pas aller à l'hôpital. Que faire ?

Je le bourre du nouveau traitement que la pharmacienne vient de me vendre en plus de la vitamine C et du zinc que nous prenons tous les deux depuis quelques jours. Nous verrons bien dans 6 heures !

La nuit se passe plutôt bien et le lendemain, il semble enfin aller mieux. Mais c'est une pluie diluvienne qui s'invite à ce festival de malchance. Alors, nous restons à l'hôtel toute la matinée.

Puis, vers 14h j'ai une fenêtre météo. Je laisse Lionel se reposer et je pars seule à la découverte du village de Cat Cat en taxi moto. Maintenant que j'y est goûté, je ne manque aucune occasion ;-)

Au loin je devine le toit de l'Indochine, le Fansipan noyé dans les nuages.


Voilà donc les fameuses terrasses ! Je passe tout l'après-midi dans ce décor bucolique à photographier les paysages, les femmes en costumes traditionnels affairées dans les champs et à m'extasier devant les cascades. Le temps s'écoule doucement, il fait très chaud et l'humidité est pesante. Dire que Lionel manque tout ça !

Nous quittons Sapa le lendemain sous des trombes d'eau qui ont occasionné de multiples et impressionnants glissements de terrain durant la nuit et mettons presque une heure à sortir de la passe qui mène à l'autoroute.


Décidément, ce pays semble nous mettre à l'épreuve depuis notre arrivée, étrange sensation qui commence à nous mettre mal à l'aise. Cependant, nous arrivons à capter "le beau", car oui, le Vietnam est magnifique !



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Avant d'amorcer notre descente plus au Sud et en raison de l'état de santé de Lionel, nous demandons à notre hôtel d'Hanoï, une fois n'est pas coutume, de nous organiser une sortie sur Minh Binh, la baie d'Ha long terrestre.

Nous nous retrouvons dans un bus à devoir suivre tout un groupe. Le guide s'attarde un peu trop sur les temples et nous fait rater la seule fenêtre météo potable pour la visite en barque du site karstique. A présent, vous savez pourquoi nous sommes très attachés à notre indépendance, en tout !


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Afin de ménager nos forces, c'est en avion que nous rejoignons Da Nang. Lors de mes recherches de logements, j'ai préféré opérer un repli sur Hoi An, une petite bourgade tranquille et familiale située à une vingtaine de kilomètres au Sud de la grande station balnéaire, loin de ses resorts gigantesques aux faux airs de "Grande Motte" ou de "St Jean de monts"...


C'est au "Hoi An Eco Lodge" que nous arrivons, un superbe établissement situé légèrement en retrait du trait de côte, au coeur de la zone humide, au milieu des cocotiers. L'accueil est remarquable, très professionnel et le décor est à tomber par terre.

Nous louons deux scooters pour nos balades en ville et nos journées plage où nous passons de douces heures à farnienter en regardant les vagues. Nous y déjeunons tous les midis aussi, assis sur des transats à déguster les spécialités locales et à batifoler dans une eau à 30°C...le bonheur !


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Nous nous égarons volontairement dans la campagne de Hoi An, entre rizières et canaux, où les prises de vues nous rappellent étrangement les marais vendéens. Nous y croisons de grosses et curieuses vaches ressemblant à des hippos cornus. Perso, je les adore !!!

Un autre jour, alors que nous sommes en quête de nouveaux écouteurs pour nos téléphones, nous entrons sans nous en rendre compte dans le vieux quartier et ses maisons jaunes. Le charme du village historique est envoutant. Nous nous baladons le long de la rivière, traversons le marché couvert, entrons dans les antiques demeures que les propriétaires gardent ouvertes au public et prenons le temps de discuter avec les locaux autour d'un verre de thé glacé. Nous nous faisons également une nouvelle copine !


Lionel se porte de mieux en mieux et concède une virée à Da Nang, histoire de changer de décor et de voir le fameux "Golden Bridge" ainsi que le "Pont du Dragon", emblèmes incontestés de la région.




La météo chaotique des derniers jours vient perturber nos baignades à An Bang Beach où nous avons pris nos habitudes. En effet, les nombreux orages de fin d'après-midi ont brassé la mer dont les vagues sont devenues dangereuses.

Mais juste en face, Cham Island nous fait de l'oeil ! Alors, nous prenons le premier bateau rapide du matin et rallions l'île en 20 minutes. Le cap'tain nous débarque au port où nous louons les services de motos taxis pour nous emmener à la première grande plage à travers la campagne. Rigolade assurée !

Le privilège d'arriver tôt est que nous en sommes les seuls visiteurs durant deux bonnes heures. A nous les cocotiers, la mer chaude et les doux rayons de soleil qui caressent notre peau.

Vers midi, une charmante dame vient nous aborder et nous propose son déjeuner de poissons et de coquillages. Lionel étant parti taquiner les coraux, je prends ma binouze seule dans l'eau en attendant la préparation du repas et le retour de mon bien-aimé. Que la vie est douce ! Cette parenthèse nous aura bien remis sur pied.


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Bye bye Hoi An, direction Can Tho....et pas sans mal !

Notre vol ayant été annulé à deux reprises, nous pensions bien ne jamais pouvoir visiter le Sud.

Finalement nous embarquons pour un vol magnifique au-dessus de la côte vietnamienne.


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Nous faisons une première halte dans un très bel Eco Lodge à l'extérieur de Can Tho, ville du Haut-Mékong réputée pour son marché flottant.

Bien mal nous en prit de réserver dans cet établissement, certes sélecte et fort bien tenu, mais dont les promesses d'extase au fil de l'eau et au milieu des barques colorées n'ont, elles, pas été tenues !

Nous découvrons vite que les marchés flottants n'existent plus depuis une bonne dizaine d'années, soi-disant depuis la grande inondation des années 2010. Cependant, seule réelle attraction de la région, le secret reste fort bien gardé, faute de quoi, plus aucun touriste ne viendrait dans le coin y séjourner. Grosse arnaque à la clef, tenez-vous le pour dit !




Notre suite de 42 m2 au Can Tho Eco Lodge.


Les marchés flottants se sont transformés en marchés terrestres au bord du fleuve !



Les seuls véritables bijoux de la région sont les "Ancient Houses"comme celle de Can Tho. Autrefois demeures de riches exploitants et propriétaires de rizières, elles sont difficiles à localiser dans cet écrin de verdure mais le détour en vaut vraiment la chandelle ! La plupart sont bien conservées et se visitent pour quelques dizaines de milliers de Dongs (10 000 vnd = 0.4 euro).




Les fameux marchés flottants dans les années 2010 vs aujourd'hui !






Finalement, nous fuyons cette ville du delta pour rejoindre Cái Bé où nous avons réservé une semaine complète au bord du mythique fleuve. On vient nous chercher en bateau à l'embarcadère et découvrons notre nouveau logement... idyllique. La salle à manger surplombe le Mékong, tout comme la piscine de laquelle nous regardons les barques et autres péniches circuler sur cette artère vitale du delta. Notre chambre, plutôt sobre mais bien équipée, donne côté jardin, littéralement noyé sous les fleurs.


Lionel est guéri, enfin ! Ne subsiste qu'une grosse fatigue que les séances de massage viennent évacuer progressivement. Celui aux pierres chaudes lui est des plus bénéfiques et semble lui redonner l'énergie qui lui a manqué depuis plus de trois semaines.

L'orage s'invitant chaque jour en milieu d'après-midi, nos journées sont rythmées par nos sorties du matin en scooter et au cour desquelles nous nous perdons volontiers dans le dédale de chemins le long du Mékong et à travers les vergers.



Très loin d'être agile sur ma mob, je me ridiculise régulièrement ce qui donne l'occasion à mon chéri de se payer ma tête. Car, oui, je ressemble plus à un crapaud sur une boîte d'allumettes qu'à une amazone sur son fier destrier ;-D !!!


Un jour, j'entreprends la visite des "Ancient Houses"de Cai Bé. J'ai eu beau minutieusement repérer leur localisation sur "Gogole Map" (la faute est faite sciemment), il faut tout de même faire appel à un sens de l'orientation bien affuté pour les trouver. C'est ainsi que le jeu de piste commence à travers la jungle, nous obligeant à plusieurs reprises à faire demi-tour sur des sentiers bordés de canaux et pas plus larges que nos scooters. C'est la panique pour moi !


C'est ainsi que nous tombons sur l'une d'entre elles, propriété d'un antique petit homme au prestigieux passé. Ce monsieur est docteur en biologie de la santé et a fait ses études à Montpellier.



Sa maison familiale, qui date du milieu du 19ème siècle, a été remise au goût des français dans les années 30, puis est devenue une garnison gauloise que les communistes ont finalement brûlée après leur départ.

La propriété qui donne sur un bras du Mékong disposait autrefois d'un jardin beaucoup plus long en direction du fleuve.



Mais depuis ces 20 dernières années, l'eau envahit un peu plus chaque jour les terres, au grand dam des riverains contraints de retirer progressivement les limites de leurs terrains.

Comme expliqué dans ma petite vidéo ci-dessous, il est moins question de la montée des eaux que de l'affaissement des sols qui est la cause réelle de la submersion des terres.


VIDÉO



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ACCÉS À NOS ALBUMS PHOTOS :

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VIDÉO :

Vietnam (partie 1)


VIDÉO :

Vietnam (partie 2)


VIDÉO :

Vietnam (partie 3)


Voilà les z'amis ! Nous coulons des jours heureux sur Cai Bé, enfin.


Nous sommes aujourd'hui le 18 octobre et voici deux jours que nous sommes retournés sur Hô Chi Minh, dans le quartier du premier arrondissement que nous parcourons dans tous les sens. Notre surprise est totale.

Cette ville, que certains vietnamiens du Nord nous avaient décrite comme peu attrayante et parfois dangereuse, est tout le contraire. Nous y débarquons donc avec pour unique optique d'y faire du shopping de première nécessité comme l'achat d'une nouvelle valise, un maillot de bain pour moi etc...

Aérée, très commerçante, où l'architecture moderne se marie harmonieusement avec les bâtiments coloniaux maintenus en parfait état, Hô chi Minh est très agréable.

Les avenues (comme les petites artères) sont ombragées et la rivière Saïgon aux berges verdoyantes offre de nombreux espaces de repos avec vue sur le port que l'on devine au loin...ce port où les américains ont déchargé des millions de tonnes de matériel militaire au cours de la guerre du Vietnam.


C'est dans le quartier de l'église Notre Dame de Saïgon, non loin de la mairie et de la statue de Hô Chi Minh, que nous fêtons nos 500 jours de nomadisme conscient. En passant devant la jolie terrasse ombragée du restaurant le Runam d'Or, Lionel décide d'y célébrer cet anniversaire atypique. Et nous allons de surprises en surprises !


Nous somme reçus par un charmant jeune homme vêtu de son costume d'époque, arborant une moustache élégante comme les hommes du début du 20ème siècle savaient la porter et un doux regard bleu sublimé par de jolies lunettes rondes.



L'accueil est remarquable, très pro !

Puis il nous fait pénétrer à l'intérieur de son établissement, renversant, dont il s'emploie lui-même à nous en faire la visite. Datant de 1891, la bâtisse a été récemment rénovée, mettant en valeur une charpente remarquable dont l'architecte n'est autre que Gustave Eiffel.



Cette rencontre est fabuleuse, à tout point de vue. Non seulement la carte est raffinée mais nous ne pouvons détacher nos yeux de ce décor qui nous propulse en vieille France, un peu comme au Café de la Poste à Marrakech, un côté rétro qui nous plait beaucoup !

Timothée, en grand professionnel, passe régulièrement à notre table puis, au fil des heures, nous entamons la conversation, chacun curieux du parcours des autres. Un régal !

Interviewé il y a peu, je vous mets ici le lien Youtube de la vidéo dans laquelle il décrit le chemin qui l'a amené jusqu'à Saïgon et où il a fait sa vie. Ecoutez, c'est passionnant !




Honnêtement, nous aurions dû faire le choix de descendre directement dans cette ville en quittant la Chine, plutôt que d'atterrir à Hanoï. Trois jours ne sont définitivement pas suffisants pour se perdre en son coeur et en apprécier la vie.


Notre prochaine destination sera le Cambodge et Angkor pour une très courte halte, mais pas des moindres. Puis nous nous dirigerons vers la Thaïlande où une vie de Robinsons nous attend et dont nous avons éminemment besoin.


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Certes, ce passage au Vietnam nous aura bien bousculé mais, comme il nous plait à dire : "le hasard n'existe pas !"

Nous y avons fait la rencontre de Diane et son mari, du petit homme biologiste à Cai Bé avec qui nous avons tenu de belles conversations d'actualité et de Tim, ici, à Saïgon qui nous ont fortement rechargés en énergie pour continuer notre tour du monde.


A présent, il est temps de dire : "BYE BYE VIETNAM"!

Je dédie ce post à toutes nos merveilleuses rencontres depuis 2021 : Sylvette et Murielle du Sénégal, Charles de l'île Maurice, Marcos du Rajasthan, Marcel de Madagascar, Julie de l'île Maurice, Diane et Sébastien de Cát Bà, Sandrine et Murielle de Zanzibar, Marie et Jacques de Mongolie...et à présent Timothée.

Merci à vous tous d'être qui vous êtes. Surtout ne changez rien ! Vous nous avez tant apporté !

On vous embrasse, vous et tous ceux que nous avons laissé derrière nous pour vivre cette vie d'aventure.

A très vite !

Les Carolios

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