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Pays du monde

La route de la soie

Dernière mise à jour : 21 mai


CHINE



Nous quittons Ulaanbaatar très tôt le matin pour rallier Pékin par les airs. La route de la soie s'ouvre enfin à nous ! Après une nuit de halte en grande banlieue, c'est en TGV que nous rejoignons Xi'An et son armée de terre cuite. Ces trajets en train ne changent pas grand chose à nos vies de grands voyageurs. Pour accéder aux quais, tout comme à l'aéroport, nous devons présenter nos passeports, passer des portiques et nos valises sont inspectées avec la même rigueur douanière.






Notre arrivée est pour le moins épique ! L'appart'hôtel que nous avions réservé via notre plateforme habituelle Booking.com, n'est autre qu'un pitoyable logement d'une crasse innommable et d'une puanteur effrayante. Malgré mon air revêche et ma colère non feinte, le type tente de nous mettre la pression. Il est mal tombé le bougre ; le côté marocain de nos personnalités ayant pris le dessus très rapidement, il finit par faire profil bas.

Après recherche, nous tombons finalement sur un superbe hôtel grand confort à l'autre bout de la ville. Situé dans un quartier très agréable et intimiste, nous avons tout sous la main : commerces, restaurants et...un spa faisant face à l'entrée de notre établissement.

Nous nous offrons donc un après-midi de papouilles et de détente absolue, massés par des mains expertes avant d'attaquer le gros morceau que représente le parcours de la route mythique et ses quelques 7 450 km (aller-retour).


Levés tôt comme à notre habitude, nos visites se font principalement en matinée, ce qui nous permet de fuir au maximum les chaleurs de milieu de journée, largement amplifiées par un taux d'humidité record.

En effet, la région ayant subi des pluies torrentielles la semaine précédente, l'atmosphère sur Xi'An est particulièrement irrespirable.

La vieille ville et ses remparts nous transportent dans un autre âge. Son quartier musulman et son ambiance nous propulsent de nouveau au maghreb. Nous traînons dans les souks où les portraits de Mao, Staline et Lénine sont accrochés dans certaines échoppes. Sourires ! Nous déjeunons dans des snacks de la "food street" où le menu proposé est "comme là bas dis !!" Les brochettes de moutons divinement préparées au cumin et au piment, les légumes dorés servis copieusement, le thé... tout nous ramène à notre pays de coeur, comme si nous ne devions jamais l'oublier.



C'est sans avoir réservé que nous rejoignons le site Terracotta et sa fameuse armée d'outre tombe. Il y a un monde fou à l'entrée ; que des locaux munis de leurs tickets électroniques. Pour notre part, c'est à l'accueil qu'on nous délivre nos précieux sésames. Pas de queue à faire ! Nous sommes accueillis en VIP, personnel prévenant et souriant, règlement en cash et yallah ! Pour résumer, il n'y a qu'à Pékin que les sites touristiques ne proposent pas de guichets à l'entrée...d'où la réservation obligatoire en ligne.

Nous y passons plus de trois heures, littéralement subjugués par la beauté rare de ce site hors normes. Les statues de terre cuite sont criantes de réalisme. Les détails des costumes, les expressions des visages, les attitudes des sujets de plus de 2 200 ans nous laissent sans voix.

Dans les allées et autour de la fosse principale, les visiteurs chinois nous arrêtent pour se prendre en photo en notre compagnie. Ces instants sont pleins de bonne humeur et touchants à la fois, d'autant qu'en nous quittant, ils nous remercient si chaleureusement d'être venus visiter leur pays. Ce sont des gens sensibles et la question qui se pose à eux reste toujours la même : "Que pensez-vous de la Chine ... et des chinois ? "

Invariablement, notre réponse est : "Vous vivez dans un pays de Cocagne et votre accueil, votre gentillesse et votre philosophie vous honorent. Ne changez rien !"

Les yeux brillent de bonheur et les visages s'illuminent. Leur enthousiasme fait chaud au coeur. C'est comme s'ils disaient :

"Enfin des occidentaux qui nous apprécient et nous respectent !"


Mon Dieu ! Mais qu'a-t-on fait pour en arriver là ?

Il serait de bon ton que les peuples de l'Ouest se rappellent enfin ce qui est loin d'être "un détail de l'histoire". Les chinois, eux, n'oublieront jamais les crimes perpétrés contre eux. Ils continuent inlassablement à transmettre leur histoire de génération en génération, pour cultiver cette mémoire du temps où les anglais d'abord, bien vite rejoints par les français, ont asservis toute la population pour mieux les piller. Encore un pays !!!!!

Le moyen trouvé pour amoindrir ce peuple guerrier au glorieux passé n'a été autre que la drogue dure : la fameuse guerre de l'opium est encore une blessure béante en Chine ! Les dirigeants occidentaux ont beau jeu de les dénigrer maintenant qu'ils ne peuvent plus rien faire contre la marche du temps. C'est bien vite oublier les horreurs dont ils sont coupables. Une petite remise en question ne s'imposerait-elle pas, ou plus simplement enfin avouer la vérité ? Que la population Européenne sache enfin où sont les vrais méchants, rendrait service à tout le monde...

Les drogues ont toujours enrichis les états, premiers trafiquants et pourvoyeurs de mort en relation directe avec les grands barons. N'en doutez pas !


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Nous traversons toute la Chine d'Est en Ouest en un coup d'aile...ou presque. Le temps est dégagé et le survol du pays nous fait déjà rêver.



Nous sommes logés dans la vieille ville de Kashgar et dans la seule maison d'hôte agréée par l'état pour recevoir des étrangers. Il nous était donc indispensable de faire très attention avant de réserver. Ici aussi, nous sommes reçus comme des ambassadeurs. Notre hôtesse déploie des trésors de tact, de gentillesse et de délicates attentions à notre encontre. Les gens dans la rue nous hèlent et nous lancent, tout sourire, des "bienvenue, merci, votre visite nous honore !".

Nous sommes en plein pays ouïghour, population musulmane issue des invasions turques voici plus de mille ans et région autonome.

Kashgar est la dernière grande ville chinoise avant les frontières tadjiques et kirghizes à 150 km, là-bas, derrière les montagnes et le plateau du Pamir.

Ville du désert du Katlamakan, brûlée de soleil et souvent noyée dans la poussière que les vents ramènent, il y fait bon vivre. Les ouïghours y sont majoritaires à 90% et très attachés à leur passé et leurs traditions. La cité antique, qui n'est autre qu'une médina implantée le long du fleuve, a été en partie rénovée avec les fonds de l'UNESCO. Elle fourmille de trésors architecturaux et de personnages hauts en couleur comme ce vendeur de cigarettes artisanales avec qui nous avons passé tout un moment à rigoler, assis à sa table au beau milieu de la ruelle.

L'artisanat est à l'honneur partout, tout comme la musique et les danses.

Les chinois en visite, toujours aussi friands de déguisements, se plaisent à jouer aux marchands ouïghours des temps anciens et se font prendre en photos dans les rues les plus emblématiques de cette cité de conte de fée.

Non, cette ethnie n'est pas persécutée !!! Encore une fable pour que certains se fassent mousser sur le plateaux TV. Il leur faut toujours répandre le mensonge, diviser pour régner ou pour collecter des fonds soi-disant pour leur venir en aide, histoire de se donner bonne conscience, d'exister, sans doute.

Ils n'ont pas besoin de ça, sachez le.

En revanche, la région étant située en bordure du désert où des essais nucléaires ont été fait par le passé, il est entendu que certains villages avaient été évacués, chose que la France n'a pas fait dans ses îles ou en Algérie. Je sais de quoi je parle ! Mon père était le chef de l'escadron de reconnaissance en charge de choisir le point zéro en Afrique du Nord... D'avoir demandé dans son rapport le déplacement des villageois lui a couté sa carrière !

Dans le cas du désert de Taklamakan, peut -être que certains s'énervent de ne pouvoir y retourner. Mais faut choisir alors ! Et puis, il existe des points stratégiques comme les champs pétrolifères ou gaziers. L'interdiction d'y pénétrer peut se comprendre.

Outre le tourisme local qui tourne à plein régime, cette région est aussi le centre névralgique des usines de fabrication des panneaux solaires qui sont envoyés dans le monde entier.

Voyez, il y a du boulot ici. La population ne travaille pas sous contrainte et tout le monde a un emploi rémunéré au taux légal chinois, un toit décent et de la nourriture à profusion dans son assiette...ce qui tendrait à disparaître en France, si je ne m'abuse. Voyez, l'arnaque !


Ce passage d'article ne traduit aucun énervement, non. Je tente simplement d'éclairer un peu les événements présents à la lumière de ce que je connais du passer. Rien de plus. Maintenant, faut ouvrir les yeux. L'occident est un ramassis de gouvernants nuisibles prêts à tout pour leur survie et non la nôtre...bien compromise ces derniers temps !


Kashgar Ancient city


Kashgar Old city


Nous avons bien du mal à quitter notre quartier tant il est plaisant et romantique. Cependant, nous tentons une excursion dans la ville nouvelle une matinée de souk.

Pas mal non plus ! Nos marches douces à travers les parcs boisés et fleuris sont reposantes. Nous y rencontrons des musiciens, des anciens en plein cours de danse ou du Tai Chi. Nous nous attardons au bord d'une cascade ou d'une fontaine et près de la dernière statue monumentale de Mao.



Le jour de notre escapade en haute montagne, nous nous réveillons sous une énorme tempête de sable. Cependant, notre chauffeur ne semble pas indisposé le moins du monde dans sa conduite. Le plateau du Pamir et ses hauts sommets culminant à plus de 7 000 mètres ne sont qu'à 200 km mais, en prenant de l'altitude, nous devrions y avoir beau temps. Puisse-t-il dire vrai !

Pour accéder à la zone, nous devions nous munir d'une d'autorisation spéciale tamponnée par les autorités. En effet, unique route entre le Tadjikistan et la Chine, la surveillance est à son plus haut niveau pour les transits.

En cours de route, nous découvrons une géologie à tomber par terre ! Les ocres, les rouges et le blanc des reliefs sont surlignés de verdure délicate. Lionel et moi ne pouvons détacher nos regards de ce tableau.

Deuxième route la plus haute du monde, c'est cependant sans nous apercevoir que nous approchons du plateau.

Les décors sont somptueux et les lacs qui jalonnent le parcours arborent des couleurs improbables sur fond de dunes claires ou de sommets immaculés. Nous débarquons sur une autre planète, à presque 4 000 mètres d'altitude !




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La ville de Kucha est enfin à nous après une journée entière de trajet à bord d'un train-couchette. Ancienne oasis étape et centre important de la route de la soie, elle est devenue une ville charmante de 1.5 million d'âmes.

Malgré sa modernité, son histoire est restée préservée et ses sites archéologiques remis en valeur pour le plus grand plaisir des visiteurs.

C'est ainsi que nous circulons en "calèche bus" blindée de locaux, ravis de partager la virée en notre compagnie à travers les rues et passages étroits du marché coloré. On se croirait au bled ! La visite de la mosquée nous enchante. Il faut dire que chez nous, seuls les musulmans peuvent pénétrer dans ces lieux. Alors je découvre ébahie la grande salle de prière pouvant accueillir un millier de fidèles !


La campagne n'étant pas spécialement attrayante, nous arpentons plus volontiers les ruines des anciennes citées et villages comme Subashi.


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Nous louons les services d'un chauffeur pour aller visiter les grottes de Kizil, (dites grottes aux milles bouddhas), les plus anciennes de Chine datant du 3ème siècles et quasiment restées dans leur jus. Extrêmement fragiles, seules 4 cryptes sont ouvertes au public avec interdiction de photographier. Dommage !



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Non loin de là, le grand canyon nous appelle ! En y pénétrant, une étrange sensation de déjà vu me submerge. L'entrée du site ressemble beaucoup à celui de Isalo à Madagascar. L'excitation est à son comble. Les premières centaines de mètres sont à couper le souffle puis, tel un flan mal cuit, la griserie retombe ! le canyon est bouché par un éboulis. Nous n'avons parcouru que 1,5 km tout au plus et devons rebrousser chemin, frustrés que nous sommes !


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Tels les bédouins de jadis chargés de leurs lourdes cargaisons, nous reprenons notre route vers Korla, ville de transit entre l'Est et l'Ouest. Edifiée elle aussi sur une oasis, elle se trouve juste à la sortie de la passe Tienmen, passage ultra dangereux pour l'époque, sinuant au fond d'une gorge profonde et étroite dans le fond de laquelle grondait une rivière tumultueuse. Cependant, cette passe était l'unique raccourci pour couper la montagne et rejoindre les plateaux désertiques avec les caravanes.

De cette passe ne reste qu'une majestueuse porte, monumental édifice récemment rénové. Le passage, lui, reste fermé, certainement pour des raisons de sécurité. Là aussi, grosse déception :-(


Alors retour à la vie moderne, à notre bel hôtel et aux petits restos de rue. Comme à Ulaanbaatar, nous tombons sur un Hot Pot et sommes, là aussi, reçus comme des princes. Ça en devient presque gênant tant l'approche est déférante. Nous sommes au septième ciel !



L'appel des grands espaces est trop fort. Nous partons la journée pour le lac Bosten, une vaste étendue aquatique aux portes d'un des déserts les plus hostiles au monde.

La Chine comme personne ne peut l'imaginer !

Nous montons à bord d'un petit bateau rapide, seuls occidentaux au milieu d'un groupe de locaux, puis nous louvoyons plein gaz à travers les roseaux que les piafs quittent à toute allure. Nous rions de bon coeur et nos deux voisines (qui parlent un anglais parfait) se tordent de rire en me voyant rapetisser dans le fond de notre coquille de noix lancée à fond les ballons !

Nos nouvelles amies ne nous quittent plus et nos conversations sont des plus intéressantes. Elles aussi sont soucieuses de savoir ce que nous pensons de leur magnifique pays...et d'eux-même. Encore et toujours les mêmes sujets. Ils ne sont pas idiots et savent aussi se renseigner sur les inepties dont on les affuble.

Nous terminons à la plage sur les bords de cette gigantesque mer intérieure... un Copacabana improbable où familles, jeunes et moins jeunes se rassemblent pour passer du bon temps....en plein désert !



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Nous sommes toujours en pays ouïghour et nous découvrons la fabuleuse cité multi-millénaire de Tourpan, son antique minaret et sa "Jaja Road !"Car ici, le musulman est peu regardant quant à la consommation de pinard et de binouze.

Le minaret Emin se trouve être un des plus beaux et le plus haut de Chine. Lionel et moi aimons le comparer à la Koutoubia de Marrakech. Mais ce qui retient particulièrement notre attention, ce sont les milliers d'hectares de vignes plantés autour et dans la ville.

La production est classée en 3 pôles distincts : le raisin de table, le vin et enfin le raisin déshydraté, séché au naturel à même le sol au pied des rangs de vigne ou le long des routes. Imagine le tagine de fou préparé avec ça !

La région est abondamment arrosée des eaux de fonte venues des hauts sommets qui l'entourent. Comme au Maroc, les terrains sont truffés de khattaras qui canalisent ces eaux bienfaitrices vers les cultures de toutes natures. Ce système d'irrigation venu du fond des âges est toujours entretenu avec rigueur afin de garantir l'approvisionnement en eau dans cette région aride.


Témoins d'une histoire prestigieuse, les ruines de Jiaohe trônent encore fièrement à quelques kilomètres de l'actuelle Korla. Cette ancienne citadelle avait été construite sur un plateau rocheux entouré d'eau et constitue de nos jours le plus grand site archéologique en pisé et le mieux conservé au monde. Nous y passons la matinée à déambuler dans ses antiques ruelles sous un soleil de plomb.

La ville oasis de Tourpan totalise à elle seule bon nombre de records, notamment celui de la cité la plus chaude de Chine avec 83°C enregistrés au sol (80 n'étant pas un phénomène rare).



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Paradoxalement, la région compte non seulement le plus grand nombre de hauts sommets de la planète (que l'on devine au loin), mais c'est ici aussi que l'on trouve le point le plus bas de Chine et le second au monde dans les terres.

Le point zéro se trouve au lac Aiding, à 154 mètre sous le niveau de la mer.



Nous terminons notre séjour par la visite des ruines de Gaochang, site tout aussi intéressant que Jiaohe. Cependant, le souvenir que nous en garderons n'a rien à voir avec l'archéologie. Il est midi et le soleil est brûlant, c'est vrai. Sans doute un petit 42 ou 45 à l'ombre. Nous prenons la navette électrique pour visiter l'ancienne ville, accompagnés du chauffeur et d'un guide. Le duo semble vouloir entreprendre la visite au pas de charge. C'est bien mal nous connaitre et me voilà montée sur mes grands chevaux, obligeant les cadores à s'arrêter pour la prise de photos. Les gars semblent dérangés et commencent à grogner. Ils vont jusqu'à nous interdire d'aller marcher dans les allées et nous font signe de remonter en voiture, illico presto. Nous éclatons de rire !

Pourtant natifs du coin, nos deux oiseaux farouches sont indisposés par la chaleur et veulent rentrer après 30 minutes passées dehors. Lionel se fâche, leur suggérant de se planquer à l'ombre des vieux murs en attendant notre retour, soit 2 bonnes heures plus tard. En remontant à bord, ils semblent nous prendre pour des aliènes.


Ruines de Gaochang





C'est notre dernier trajet en train par la ligne TGV, direction Dunhuang via Hongliuyuan, gare perdue au milieu de la pampa, à 130 km de notre point de chute. Nous sommes un certain nombre à y descendre mais aucun taxi n'attend le client. Nous nous retrouvons donc seuls au monde dans une gare déserte et en pleine tempête de sable. Les flics finissant par avoir pitié de nous, appellent un taxi qui n'arrive que deux bonnes heures plus tard. Nous sommes morts de rire !

En arrivant à notre hôtel de Dunhuang, le mec nous annonce ne pas être autorisé à recevoir des étrangers. Il est presque 17h ! Finalement, c'est notre autre plateforme de réservation Trip.com (que nous recommandons vivement pour voyager) qui nous trouve un super petit hôtel encore plus proche des dunes que le premier et juste derrière un temple en pleine activité.


Leiyin Temple